Kourou  

 

 

 

 Kourou, il est vrai, na pas bonne réputation en Guyane

 Que lui reproche ton ?

 

 Tout dabord, de  ne vivre quau rythme des fusées, lancées depuis le Centre Spatial Guyanais (CSG). Il est vrai quà la veille de chaque lancement, une effervescence, une tension inhabituelle dans cette ville dortoir se fait sentir. Le vrombissement des hélicoptères nous domine, et le temps semble suspendu. Décollera, décollera pas?

Mais Kourou nest pas que cela, loin de là

 

 Cest une ville blanche, nous dit on. Certes, ce petit village na connu une forte expansion quavec larrivée du CSG et ses ingénieurs, blancs pour la plupart. Mais dans les années 1965-1970, il a bien fallu faire venir de la main dœuvre locale pour bâtir, construire, développer. Et cette main dœuvre est restée. Lun des lieux les plus vivants de Kourou était bien le Village Saramaka, dont les baraquements signaient la présence ancienne de logements pour les ouvriersToutefois, on reprochait à la ville de faire décoller ce bijou de technologie qu' est la fusée sur fond de bidonvilles; petit à petit, ceux ci disparaissent, laissant place à des maisons confortables... et toutes semblables, ou presque.

 

 Cest une ville morteCertes, Kourou est une ville dortoir, et les soirées y sont très calmes. On sinvite donc entre voisins, et on profite des soirées qui sétirent langoureusementMais Kourou est aussi une ville dynamique sur le plan associatif, et elle sait organiser quelques événements marquantsLa Grande Parade du littoral lors du carnaval, est devenue de loin la plus belle parade du Carnaval. Les Maîtres de la Pagaie, une course, ressuscite une tradition ancienne : il faut parcourir une distance importante en pagaie, assez rapidement pour que les cendres mises dans la pirogue ne séteignent pas

 Et puis voyons le bon côté des choses : du fait de son calme, lactivité la plus pratiquée lorsque le soir tombe estle footing. Ses trois lacs sont encerclés par les coureurs,  encouragés par les moustiques qui ne manquent pas de rôder dans le coin à la saison des pluiesPas de risque dinfarctus, ici, en bref

 

 Cest une ville nouvelle, sans âmeCest vrai. Mais cest aussi une ville verte, où la végétation fleurit entre chaque maison, où les couleurs éclatent au coin dune rue. Et lon peut profiter de la beauté de ses plages, à défaut de mer turquoise

 

[mise à jour: février 2011) Espérons seulement que la croissance démographique exponentielle n'amène pas à faire disparaître tous ces petits coins de verdure. Afin de loger les habitants, la mairie en effet ne cesse de raser les baraquements pour les remplacer par des bâtiments modernes, mais par la même occasion, les terrains vides sont eux aussi investis... Adieu arbres et plantes des terrains vagues! Adieu petites maisons anciennes brinquebalantes du Vieux bourg, et le long cordon de chaussée qui menait jusqu'à l'embarcadère des îles du Salut, aux maisons sagement rangées de chaque côté, cerné par le canal et les zones de marais, se retrouve  brusquement au milieu de tout une résidence... Les routes arrivent, les centres commerciaux aussi. Kourou gardera-t-elle son côté agréable tout de même?

 

 Mais, malgré tous ses défauts, j'avais trouvé à Kourou une véritable douceur de vivre. Ville sans feu et sans circulation, je me mets à râler contre les embouteillages si par malheur huit voitures me précèdent au STOP. J'allais travailler à pied, et régulièrement, j'étais salué par tous les clients qui avaient besoin d'être connectés ou en liaison téléphonique. Certes, cest un  petit village. Tout se sait, tout se dit. Mais cachés dans ma  maison avec Aurélie, nous profitions juste des heures qui sécoulèrent

 

 Depuis début 2011 suite à mon divorce, j'ai quitté cette ville  pour allez habiter à Rémire-Montjoly. Je Quitte la ville spatiale pour de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres etc...

  Musique de la page que l'on peut télécharger   Métisse avant tout

 

( http://mairie.kourou.info/site/ )

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